Archives de catégorie : Tuer la procrastination

Ces moments qui te baisent parce que tu n’est pas foutu de te sortir les doigts du cul.

Dans l’article précédent tu a pu constater que ton cerveau est tiraillée par des stratégies opposées dans un conflit évolutif : «Il a l’air bon ce cookie, une p’tite bouchée, ça ne changera rien à ma diète hein? Non? Allez un tout petit bout […] mais au fond, pourquoi je suis si gros ?»

D’accord, nous avons évolués pour repérer et exécuter les décisions à la meilleur utilité. Comment se fait-il alors que nous ayons un mal de chien et une volonté de junkie à passer à l’actions, même sachant que l’effort est souvent bénéfique ?

Investir, messieurs-dames, est très souvent  le choix du gagnant : on en tire le plus souvent un plaisir plus élevé sur le long terme. (par exemple, utiliser un peu de son temps libre pour aller s’exercer, c’est investir sur soi). De ce faite, la procrastination pourrait être définie comme suit : choisir de repousser quand on sait qu’il faut agir.

Nos décisions sont fortement altérées par des biais qui nous détournent de ces meilleures décisions (chez certains, le biais est à l’inverse, d’agir trop!). La bonne nouvelle, c’est qu’avoir conscience de ces biais est une première solution a nos écarts de comportements : en connaissant nos faiblesses nous pouvons douter de notre pensée… et corriger nos actions. Il est indispensable de se faire un petit Descartes en herbe et d’être suspicieux de nos propres intentions, pour identifier les nombreux biais immédiats qui nous écartent du raisonnement clair et de la meilleur action.

Si parfois on se trompe, qu’on fait un choix contestable, qu’on ne possède pas toute les informations, ou que l’on prends un risque… Là n’est pas la question… n’étant pas omniscients, nous avons le droit à l’erreur. La question d’intérêt reste la même : quelle est la meilleur chose à faire tout de suite ? Répondez et exécutez. Point barre.

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La valeur de l’effort

Bien ? Allez aujourd’hui c’est la base : quelle est la valeur de l’effort ?

Alors tu-vois, la valeur que l’on attribue aux choses, le prix pour lequel on pourrait payer telle ou telle chose, est intimement liée à la quantité d’énergie nécessaire à la création de cette chose. Cuisiner un canard à l’orange demande plus d’énergie qu’une purée mousseline. Une multinationale représente plus de valeur qu’une boutique. Tu me comprends.

Alors regaaarde, comment les quantités d’énergies s’accumulent pour l’existence des choses de valeur. L’accumulation d’énergie, crée des objets plus durables, plus massifs, plus lents à la création. Une colonie de bactéries se développe rapidement parce que chaque petit individu bactérien demande un minuscule investissement énergétique pour son développement. Le petiot représente peu de matière, peu d’énergie, et son impact sur l’environnement est faible. Un animal ou une plante en revanche, va croître longtemps, avoir faim et se nourrir beaucoup. Il ou elle lentement parti de l’environnement pour construire des structures complexe plus durable. Continuer la lecture de La valeur de l’effort