Mathematiser de la procrastination

Mathématiser la procrastination, ou le surplus de branlette intellectuelle. Gratuit par Tidju.

Cher Badass, aujourd’hui, on fait des maths, c’est chiant mais c’est comme ça. Parce que j’ai envie et que ça va un peu te réchauffer le neurone.

Allez, nous avons lu la dernière fois que le comportement procrastinateur nous viens d’une adaptation tout comme la proactivité. La stratégie « je flemmarde » mérite donc notre attention. Disons que Cette stratégie évite ou repousse l’effort à plus tard ; en revanche dans la stratégie «Investir» je paye le coût immédiatement pour une gratification future. Le tableau suivant résume nos deux stratégies. Paresse :(Repousser l’effort ; Gratification immédiate) et Proactivité :(Investir effort ; Gratification différée)

Paresse

Activité

Court terme

Gratification

Effort

Long terme

Néant ou négatif

Gratification

Cette matrice, messieurs dames, ne nous est vérité pas si inconnue que cela. Notre cerveau calcule régulièrement le profit qu’il tire des multiples options qu’il entrevoit à chaque croisement de notre quotidien, en cherchant à maximiser son utilité au moyen terme. Par exemple, il choisira le chemin le plus court pour aller d’un point A à un point B. Posez un pitbull sur ledit chemin, et il changera de chemin pour en prendre un plus long. Ajoutez un dinosaure nazi sur ce deuxième chemin, il envisage alors un énorme détour… ou peut être le pitbull. Ou peut être que dans badass magazine on prends le dinosaure nazi dans tout les cas.

Non seulement nous estimons l’utilité à chaque fois que nous prenons une décision consciente, mais le plus souvent notre matrice de décisions est inconsciente. Le tableau précédent détaillé par des valeurs quantitatives à l’intersections de « Repousser » ou « Investir » et le moment « maintenant » et « futur » donne des indices sur la stratégie à l’utilité maximale en assignant des coûts, des bénéfices et des risques aux deux stratégies cases.

Repousser

Investir

Court terme

Bénéfice de paresse (Br)

Coût d’investir (Ci)

Long terme

Coût de paresse
(Cr)

Bénéfice d’investir (Ci)

Utilité totale (U)

Ur = Br – Cr

Ui = Bi – Ci

Certes, tout de suite on s’en fou. J’en conviens. C’est ce genre de dilemme qui sont étudiés par les scientifiques de la théorie de la décision, théorie des jeux et en économie comportementale. N’entrons pas d’avantage dans les maths, mais comprenez que le meilleur choix, le plus « utile » selon notre perceptions viens d’un calcul simple entre les valeurs repousser l’action quand Ur>Ui et inversement. Investir quand Ui>Ur.

Si la question qui nous intéresse est de savoir quand est ce qu’il est raisonnable d’être paresseux. Nous allons voir brièvement 3 scénarios : tâche non obligatoire, Amélioration de soi-même et la tâche « obligatoire ». Ces trois scénarios regroupent 99 % des jeux que vous rencontrez dans votre vie. Avoir une idée de la réponse théorique aidera les plus intelectuels d’entre vous, chers lecteurs, a choisir de façon neutre pour vos propres dilemmes.

a. Tâche non obligatoire.

Martha déménage en Papoue-Guinée Nouvelle Asie. Selon les blogueurs linguistes, il lui faudrait 800 heures d’apprentissage du pour parler couramment. L’effort en vaut il-la peine ?

A la place de Martha, ont se poserait rapidement les questions : va t-on beaucoup se servir de la langue ? Va t-on rester longtemps en Papoue-Guinée ? On cherche en faite à estimer le bénéfice de cet investissement.

Si, pour Martha l’effort lié l’apprentissage 1h/jour est à peu près égal à l’utilité de parler la langue une journée entière en Nouvelle Asie, on pourrait estimer que l’effort ça vaut le coût au-delà de 3-4 ans à l’étranger. L’estimation des coûts et des bénéfices sont des quantités relatives à la perception de chacun, il peut être difficile de savoir ce qui vaut la peine pour les autres. Pour nous en revanche, il est assez facile de savoir ou se trouve notre utilité.

Et alors ?

D’abord, dans le cas d’une tâche non-obligatoire, il y a bien souvent deux choix possibles : A- ne pas agir et B- agir immédiatement. Le meilleur choix dépend du bénéfice du choix de l’action : ce bénéfice est il supérieur aux coût de l’investissement dans l’action ?

Ensuite, Plus le temps où l’on profite des bénéfices d’un investissement est long, plus l’investissement est rentable, par conséquent lorsque l’on choisit d’agir, il souvent le faire toujours au plus tôt. Au bout d’un moment, ça ne vaux même plus le coût.

b. Travail sur soi.

Camille se trouve trop grasse, et Marcus raconte qu’il veut arrêter de fumer.

Il s’agit, en vérité, d’un cas particulier du dilemme précédent « Choisir d’agir ou non, sur une tâche non obligatoire ». Cette fois ci par contre nous savons par avance que les bénéfices de notre effort s’étalent sur un temps très long : la durée de notre vie ! La bonne forme physique et la santé sont à priori toujours utiles.

A moins que vous n’ayez prévu de mourir dans les deux prochains mois, investissez immédiatement dans un changement bénéfique sur vous même. Agissez, investissez dans vos caractéristique propres : c’est toujours la stratégie gagnante, le bénéfice est énorme et dépasse de très loin le coût d’être en forme.

c. Maintenant ou plus tard ?

Steve doit rendre son rapport de stage en entreprise dans 2 mois. Faut il qu’il travaille aujourd’hui ou peut il commencer demain ?

C’est la question bête des procrastinateurs, pourquoi commencer maintenant, alors qu’on peut faire demain ? Il n’y a vraisemblablement aucun coût à repousser ou à agir. Cette question se pose tout les jours, jusqu’au jour ou il faut bien commencer.

Le coût de l’effort dans cette situation est le même, peut importe quand on commence l’équation est simple plus on fournit de temps d’effort, plus on fournit un travail de qualité. Le coût à la réalisation de ce rapport étant indépendant du moment ou Steve écrit, tant qu’il a le temps de produire la qualité souhaitée.

Steve gagne donc toujours à commencer au plus tôt, pour garantir la qualité voulue. Les seules stratégies perdantes étant celles ou il commence trop tard.

Les 3 scénarios que nous avons vu couvrent un large spectre des situations et des dilemmes qu’elles portent, que nous rencontrons dans notre vie de tout les jours. Il en ressort que l’effort immédiat est très plus souvent une stratégie strictement dominante sur l’inaction.

BILAN : Nous avons toujours deux choix raisonnables : profiter pleinement de l’instant présent, où bien différer ce profit en faisant un effort immédiat pour garantir une meilleur utilité future. Profiter au mieux de sa vie c’est savoir profiter des moments agréables et travailler à ceux où l’on gagne à travailler.

Allez, une bise, tu t’en est bien sorti.

Tidion

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