Ces moments qui te baisent parce que tu n’est pas foutu de te sortir les doigts du cul.

Dans l’article précédent tu a pu constater que ton cerveau est tiraillée par des stratégies opposées dans un conflit évolutif : «Il a l’air bon ce cookie, une p’tite bouchée, ça ne changera rien à ma diète hein? Non? Allez un tout petit bout […] mais au fond, pourquoi je suis si gros ?»

D’accord, nous avons évolués pour repérer et exécuter les décisions à la meilleur utilité. Comment se fait-il alors que nous ayons un mal de chien et une volonté de junkie à passer à l’actions, même sachant que l’effort est souvent bénéfique ?

Investir, messieurs-dames, est très souvent  le choix du gagnant : on en tire le plus souvent un plaisir plus élevé sur le long terme. (par exemple, utiliser un peu de son temps libre pour aller s’exercer, c’est investir sur soi). De ce faite, la procrastination pourrait être définie comme suit : choisir de repousser quand on sait qu’il faut agir.

Nos décisions sont fortement altérées par des biais qui nous détournent de ces meilleures décisions (chez certains, le biais est à l’inverse, d’agir trop!). La bonne nouvelle, c’est qu’avoir conscience de ces biais est une première solution a nos écarts de comportements : en connaissant nos faiblesses nous pouvons douter de notre pensée… et corriger nos actions. Il est indispensable de se faire un petit Descartes en herbe et d’être suspicieux de nos propres intentions, pour identifier les nombreux biais immédiats qui nous écartent du raisonnement clair et de la meilleur action.

Si parfois on se trompe, qu’on fait un choix contestable, qu’on ne possède pas toute les informations, ou que l’on prends un risque… Là n’est pas la question… n’étant pas omniscients, nous avons le droit à l’erreur. La question d’intérêt reste la même : quelle est la meilleur chose à faire tout de suite ? Répondez et exécutez. Point barre.

Un biais c’est une distorsion du jugement provoqué par notre environnement et nos émotions. Cette distorsion empêche de prendre les décisions qui nous apportent vraiment du bénéfice. Exemple : un drogué a une perception altérée par la drogue, il n’agit pas pour son utilité et son propre bien être. Les biais qui s’appliquent sont souvent subtiles et nous avons plus du mal à les détecter que l’alcool ou autres musiques. Certains de ses biais nous intéressent particulièrement dans cette série d’article, ceux qui poussent a etre un fainéant. Voici des exemples de choses qui troublent notre raisonnement, et pas nécessairement pour le meilleur, jeune padawan.

Le moment du réveil peut être un moment de perte de motivation intense, voire de déprime (c’était longtemps mon cas) de plusieurs minutes. La fameuses volonté pour se tirer du lit le matin a t-elle vraiment lieu d’être ? Il s’agit simplement de poser deux pieds par terre et de traîner ses fesses jusqu’au petit déjeuné.  Bon dieu de merde, ça n’était pas si difficile que ça hier soir? Voilà un biais monstrueux qui mange beaucoup de temps chez certains, en commençant par les plus beaux morceaux de la semaine, les week-end.

La pulsion sexuelle, vous remarquerez a quel point l’intérêt pour le sexe, et pour les partenaires est variable selon notre état et notre environnement.

Les humeurs (émotions persistantes) elles s’imposent comme un état plus ou moins long, mais passager, avec ou sans raison apparente : cycles hormonaux, les effets de l’interprétation du climat, la douleur…

Des émotions rapides (non-conscientes ou phénomènes de « priming »). Contrairement aux émotions que l’on pourrait qualifier de persistantes (ou d’humeurs), les émotions rapides sont des effets de l’environnement immédiat. Une gène, une timidité, un soudain stress parce qu’une pensée vous a traversé l’esprit. Cela suffit pour altérer votre état de pensée pour un temps et fragiliser votre prise de décision.

Les moments sociaux sont des moment ou nous sommes très influencés : l’effet du groupe sur l’individu est a la fois subtile (on a l’impression d’avoir une opinion propre alors que l’on se calque sur l’opinion du groupe), mais peut aussi être ressenti comme oppressant. En groupe, il n’est pas automatique de prendre les bonnes décisions pour soi. Pression sociale, avis divergent, affinités, ambiance ou peur du jugement des autres…

Le jeu fait parti de ses activités que l’Homme apprécie particulièrement pour son effet stimulant sur le système nerveux. Le jeu ne se résume pas qu’au poker, casino et autre jeux vidéos. Le jeu c’est toute les activités qui retiennent notre concentration dans une activité a priori distrayante. Et distrayante de quoi ? De vos objectifs, et de ce qui compte vraiment dans votre monde. Le biais vient d’une difficulté à contrôler le temps passé sur le jeu, résultant en une perte de temps, et parfois d’argent.

Ne parlons meme pas des prises de substances comme l’alcool et la drogue, inutile de détailler d’avantage.

…et bien d’autres encore.

Pour prendre une décision juste, il faut avoir un esprit lucide, clairvoyant, capable de peser rapidement les avantages et les pertes de notre action. Il est impossible d’être « sans biais » 24h/24. L’expression « y réfléchir à tête reposée » trouve tout son sens , en d’autre termes il est indispensable de s’organiser au calme pour avoir une vision anticipée des événements et des influences qui vont agir sur notre pensée.

Si l’on fait des choix au préalable sans biais, nous pouvons définir un code de conduite qui ignore les choix futur ou nous serons soumis aux biais. Exécuter ne laissant pas la place au débat interne source d’erreurs. Voilà un qutre objectif de cette série d’articles : faire en sorte que vous identifiez les moments où vos pensées ne s’alignent plus avec votre utilité – les moments ou vous êtes sous l’emprise d’influences perdante – et  donner le moyen d’éviter beaucoup de déviations  grâce à une anticipation du biais.

BILAN : Notre inconscient est sous l’influence de pressions extérieures ou émotionnelles qui nous font agir d’une façon qui n’est pas la meilleure. Ces biais sont des facteurs qui agissent dans l’immédiat (comme une émotion passagère), ou sur du plus long terme (comme une habitude). S’organiser au préalable en anticipant les biais permettra de résoudre une bonne partie des déviations et des procrastinations. Quand vous etes biaisé, vous etes baisé, alors tachez de vous en rendre compte bande de bigorneaux.

A tres bientot, Tidju.

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